Roth 2009 vu par Thomas

Roth 2009 vu par Thomas
« Pour avancer, il faut s'inventer du merveilleux et tenter de vivre le meilleur »

Cette participation à Roth avait une saveur toute particulière cette année car je n'avais pas prévu en début d'année de me lancer pour la quatrième année consécutive dans une préparation sachant que cette année 2009 serait chargée en contraintes professionnelles et en impératifs familiaux. Malgré le manque de volume manifeste indiqué par mes carnets, c'est relativement confiant et « détendu » que je prends la direction deNuremberg vendredi matin avec mon papa. Et c'est tout aussi sereinement qu'on met 10h pour aller à et trouver la chambre d'hôte, qu'on remet 2h de route le soir même pour rejoindre un groupe SF qu'on ne verra finalement pas, et qu'on se couche à 1h30 du matin
On retiendra aussi le petit coup de pression avant le dépôt des vélos le samedi soir (mais en cohabitant avec les Courtiaux, je m'y attendais un peu : vous préparez une course pendant 6 mois, vous vous tapez 1500 bornes dans le we, vous glandouillez toute la journée du samedi mais vous arrivez 10 min avant la fin du check in le soir....faut le savoir, c'est tout...)
Dimanche matin, réveil matinal après une bonne nuit. Le Gatosport-en-forme-de-c½ur-avec-de-l'amour-dedans qui passe toujours aussi bien alors qu'on n'a pas encore digéré le dîner de la veille (et Courtial qui ne se lève toujours pas, on part dans une demi heure mais il doit être en train de bouquiner dans son lit !)
Arrivée sur le site 5h30 comme prévu. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme à Fains mais avec les hymnes, la BO de « Gladiator », les montgolfières au bord du canal, 3000 vélos au milieu d'un champ et 50.000 spectateurs qui vous regardent nager en agitant des crécelles. Ca le fait quand même ... Vue l'heure matinale, on se balade, on cherche les copains (sauf Baddour, on sait exactement où il est à cette heure précise et où il sera jusqu'au départ...), on se tire le portrait. On retrouve Karen qui part dans la première vague avec les pros et les vieux pour les derniers encouragements. Elle n'en mène pas large et il y a de quoi.
Allez on y arrive, mise à l'eau, le palpitant déjà à 150. A peine le temps de me mettre sur la ligne et PAN c'est parti (là je ricane intérieurement, car je viens juste de souhaiter bonne chance à Philippe, qui n'était pas prêt du tout et je sais qu'à cet instant précis, il a raté le départ...hi hi hi....). Natation sans histoire, progressif de 1 à 4, les bras tournent bien, Jo m'a dit de « prendre de l'eau » alors je « prends de l'eau ». 1h02 au final, 4' de moins qu'il y a 3 ans, pas mal, j'ai donc « pris plus d'eau ».
Transition assez rapide et c'est parti pour 180 kms de bike. L'idée est de limiter la prise de risques sur le vélo, de rester souple et dans les puls pour bien courir après. J'essaie de me mettre dans l'allure assez rapidement tout en gardant le contrôle. Pas si facile que ça d'ailleurs avec la paire de Zipp, le macadam de folie, la foule en délire et la grosse patate de début de course. Günter, Wolfgang, Werner, Dieter, Hans & cie me passent comme des avions avec leurs lenticulaires et leurs casque aéro, normal. Le parcours vélo est fantastique, 180 bornes sur le prolongateur avec quelques bosses pour se décontracter les lombaires de temps à autre, des hot spots avec une ambiance de malade et un revêtement exceptionnel. Le Solarberg est toujours aussi dingo, c'est de la folie furieuse, un boucan d'enfer, je ressors vidé à chaque passage. Pas de soucis particulier sur le vélo, pas de coup de barre comme les autres années et beaucoup de plaisir à rouler. Au final, je pose le vélo en 5h24 relativement « frais » (enfin autant qu'on puisse l'être à ce moment de la course!). Contrat rempli donc.
La tente T2 grouille, des bénévoles et des athlètes partout, j'adore ! Surtout bien rester concentré malgré l'excitation. Je prends mon temps pour « changer de sport » et passer au dernier acte. Cool, les premières foulées sont bonnes. Je suis bien, j'ai pas mal. Je passe devant le crew Stade Français au 5e kilo, ça fait du bien. Quelques échanges avec Ledoux Père qui m'invite à plus de prudence et me trouve un peu trop rapide. Certes, certes....On verra bien, de toute façon je suis pas là pour en garder sous le pied et j'ai envie de jouer. Je croise Philippe le long du canal qui a un peu moins de 5 kms d'avance puis Anthony et Karen pas loin. Le retour le long du canal est usant, c'est long et vent dans la gueule. Tout le monde semble piocher un peu. L'histoire se complique à l'entame du semi. On y est, c'est maintenant que ça se joue. Ca se passe de moins en moins dans les jambes et de plus en plus dans la tête. Je retrouve Papounet au ravito perso qui sent que je suis moins facile. Je marche un peu avec lui en me ravitaillant bien. Anthony me reprend au moment où je repars. On reste ensemble jusqu'au 30e, on est complètement au tacquet, l'allure ne me semble pas trop mauvaise, je checke la montre qui me dit.... entre 6' et 6'30 au kilo... mouais, ça sent le sapin quand même! Au 33e, ayé j'ai sauté, plus de son plus d'image. Les gels ne passent plus (y en a même un qui, en repartant, rate de peu les pompes du Baddour qui vient prendre de mes nouvelles pendant que je suis dans le fossé). Je rentre en alternant marche et course pour sauver ce qui peut l'être mais je m'en veux terriblement de ne pas pouvoir me battre pour le chrono. Dur dur d'exploser si près du but, je suis déçu. Karen, écoeurante de facilité et de décontraction à ce stade de la course, me reprend sur le retour en m'invitant à la suivre, mais « merci, sans façon... ». A 2 kms de l'arrivée, je jette mes dernières forces dans la bataille, j'ai plus le droit de marcher et en plus je peux accrocher les 11h. Je passe devant le staff SF complètement hystéro et aperçois Papa tout foufou. J'entre dans ce stadium plein à craquer, je cours à 15km/h (vas comprendre Charles...). J'ai mal partout, j'aime tout le monde. Je pense à Julie restée par la force des choses à la maison. Il me manque sa main dans la mienne pour passer la ligne.....
4h28 sur le marathon, 1h40 pour les 13 derniers kilos, aïe aïe aïe
Au final, 11h00'56, ouf c'était juste.

« Voilà,c'est fini, ne sois jamais amer, reste toujours sincère »

Un grand merci encore aux accompagnateurs qui se sont casséééééééé la voix toute la journée et qui font tellement de bien aux jambes, au c½ur et à la tête
Un autre grand merci aux supporters qui saturent nos téléphones de textos d'encouragements la veille de la course et de textos de félicitations le lendemain
Merci aux sparring partners natation, vélo, course à pieds
Merci à celui qui m'a prêté ses Zipp
Merci au blondinet qui nous met cher dans les cannes toutes l'année et qui nous dit qu'on s'écoute trop
Merci à celui qui m'a emmené et ramené de Roth, qui a ronflé à côté de moi la nuit précédant la course, qui me dis que je vais toujours trop vite et paie toujours pour moi au resto
Merci à celui qui répare mon vélo le mercredi après midi
Merci à celle qui gère l'intendance Ironman comme personne, qui trouve des chambres d'hôtes super old school et super confortable et qui a cassé sa cloche et sa voix
Merci à l'ado qui s'est tapé ses parents cheum tout le week-end, c'était trop seum
Merci à la dame qui était très douée cette fois ci et qui a très vite trouvé une veine potable pour me piquer après la course
Merci à nos sponsors Erdinger, Quezac, McDo et Haribo

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 11:46

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 11:28

Renaud, ironman depuis 3 jours!

Renaud, ironman depuis 3 jours!

QUELLE belle journée...

Ce race report s'adresse aux sportifs du dimanche, aux passionnés du tri qui n'ont jamais trouvé le temps de s'entrainer 15h par semaine, aux débutants qui se disent que faire un sprint c'est déjà énorme, aux gras du bide qui rêvent de se prendre pour un champion du monde une fois dans leur vie, et à tous ceux qui, comme moi, ont longtemps pensé que le mot « Ironman » ne pouvait être qu'une marque de montres ou une course réservée à des extra-terrestres goalés comme des haricots qui terminent à chaque fois à quatre pattes, le bide vidé et le speedo bien rempli. Bref, un concept abstrait et non un objectif personnel...même si au fond de soi, on sait qu'un jour, peut être....

Pour moi, ce jour est arrivé dimanche dernier, le 12 juillet 2009, à Roth en Allemagne.

Pas besoin de faire trop de suspense : j'avais annoncé 14h et la moonwalk à l'arrivée en hommage au King of Pop. Au final, je passe la ligne en 14h01, et pour la moonwalk, je la faisais déjà depuis plus de 3h.

Pour réussir une course avec autant de précision, trois conseils essentiels : 1)ne rien improviser, 2)partager l'expérience en groupe, et 3) savourer chaque instant, bon comme mauvais.

Ainsi, samedi matin, je savoure sans impro le moment de tourner les jambes avec le groupe : 10 tours de parking à la place de 30min sur route. Anthony et Karen me conseillent de changer mes cales. « Elles sont mortes ! ». Pas d'impro... Le millimètre de cale qui reste peut tenir 180km. Je passe malgré tout une tête dans un magasin de vélo sur le chemin du parc. Le patron pousse un hurlement en voyant mes cales. Il les montre à son pote Timo Bracht, plusieurs fois top 15 à Hawaii, qui me conseillent en rigolant de les changer...no comment.

Ensuite tout s'enchaine sans impro, et avec le groupe : double assiette de pasta avec le groupe, au lit (sans le groupe) à 21h, endormi à 1h30, debout à 4h30. Je suis déjà explosé. La journée va être longue...Départ à 5h15, dans le parc à vélo à 6h, dans la flotte à 7h35. Je savoure. Et boum c'est parti pour la plus longue et plus dure journée de plaisir de ma vie.

Nat en 1h19 (totalement inimaginable pour moi il ya un an. Merci Jo). J'ai la banane, mais mal au bide. Je n'aurais pas dû improviser les deux trois tasses d'eau du canal.... Premier tour de 90km en vélo sans pb. Je savoure quand les pros, qui finissent leur deuxième tour, me passent comme des fusées. Puis Solarberg, le mythe. C'est l'Alpe d'Huez sur 300m. Il y a tellement de monde qu'on ne voit même plus la route. Magique. La deuxième boucle est plus longue, plus dure, plus lente. J'ai mal aux jambes, mes barres énergétiques m'éc½urent. Au 160eme km, j'en ai marre. Mais c'est le 2ème passage à Solarberg. Il ya moins de monde, mais la musique est toujours à fond. Un bon vieux ACDC passe. Je lâche le guidon pour faire un show de « air guitare ». On est en côte, le public est en délire, j'ai plus de jambes, le vélo part sur le côté et je manque de justesse de me fracasser contre le podium...je me reconcentre. Pas d'impro, pas d'impro...Je pose le vélo au bout de 8h15 d'effort.

A peine le pied par terre, un volontaire me vole mon vélo, un autre me crie de courir, un troisième hurle mon numéro de dossard à un cinquième qui fonce chercher mon sac de transition pour le donner à un sixième qui vide mon sac, m'enlève mes chaussures de vélo et m'habille pour le marathon. Je n'ai même pas le temps de respirer qu'il faut déjà partir. QUELLE belle organisation ! Bravo les bénévoles.

Au bout de 3 foulées, je sens que le mur du 36ème est déjà là et que le marathon va être long. Pas d'impro. Je savoure. Où est le groupe ? C'est mon premier Ironman, et peut être le dernier. Je savoure. Il ya beaucoup de monde à la sortie de la transition. Mon prénom est sur mon dossard. Tout le monde m'appelle. « Auf Renaud ! Auf ! Zuper ! hop, hop, hop ! Klasse ! ». Je n'avais plus dit « danke » depuis le lycée, mais là, j'ai carrément rattrapé mon retard.

5h40 plus tard, il fait nuit. Je vois le panneau km 41. Je me dis que je vais faire comme les 3 derniers km : marcher pendant 500m et trottiner les 500 suivants et peut être réussir à passer la ligne dignement, quand soudain, dans la pénombre, des hurlements me réveillent subitement : « allez Renaud ! Accélère ! Attention, y en a un qui rentre ! Be a star ! » Sacrés Nathalie, Philippe, Thomas. Interdiction donc de marcher. Le père de Tom court avec moi. 300m plus loin Badd et Anthony sont là. J'accélère. Au bout de la rue, Olivia et les épouses de Badd et d'Anthony prennent le relai. J'accélère encore. C'est la fin. Plus que 500m. Olivia et moi rentrons dans un stade pour un tour d'honneur. 5000 personnes en délire. Je nous vois courir sur les écrans géants. J'accélère encore. Olivia souffle, me demande de ralentir, mais c'est impossible. Plus aucune douleur. Je vole. Le commentateur hurle mon nom. Cette fois c'est sûr, je suis champion du monde.

Je passe la ligne. Une blonde se jette dans mes bras. Me félicite. Olivia pense que je la connais. Ben non, c'est surement le sex appeal de l'Ironman que je suis désormais ? La blonde me dit qu'elle aussi a fait aujourd'hui son premier Ironman. Elle a terminé 3ème . No comment. Sa copine arrive. C'est Chrissie Wellington. Je lui demande si elle a gagné. Elle me répond que oui et qu'elle va encore déchirer tout le monde à Hawaii cette année. Après, tout s'enchaine : photo, TShirt finisher, massage, douche, soupe de poulet (je ne peux plus rien avaler de sucré), retour vers le Groupe pour savourer ce moment improvisé, feu d'artifice, dodo, retour à Paris.

Aujourd'hui mardi, j'ai mal aux jambes, je récupère et fais attention à la pluie. On ne sait jamais. Mes nouvelles jambes en fer pourraient rouiller.

A votre tour. Be an Ironman !

IronRhino

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 05:47

BRAVO LES FILLES!!!!

BRAVO LES FILLES!!!!
Décidément, comme me l'as dis Nathalie au téléphone, les filles du SF auront taper fort ce week end!
Après la performance de Karen à Roth, les filles sur la D3 ont tapé fort, non pas par le résultat brut, puisque les circonstance ont fait que les filles se retrouvent 8ème sur l'étape, mais sur ce que l'analyse des résultats laisse présager....

Car en effet,
Juliette nous a surpris Pierre et moi en terminant à une très belle 6ème place!!
Nadège sortie un peu plus loin de l'eau effectue une très belle remontée pour terminé 10seconde derrirèe à la 7ème place,
Et notre Brigitte nationale a cette fois encore assurée en classant l'équipe en terminant à la 41ème place

Les filles était 80 partantes, 16 clubs, c'est 5 de plus que l'année dernière sur cette même étape, c'est dire si le niveau augmente...
Des conditions de merde il faut bien le dire, pluie de A à Z, parcours vélo glissant et Cécile en forme depuis le début de saison en a été victime dès le premier tour vélo en chutant lourdement dans un virage,

A partir de là c'est la panique: plus que 3 filles sur le parcours, les autres n'ont pas intérêt à se planter!

Une fois qu'elles ont toute posée le vélo, le constat est simple: la qualif c'est dans la poche (les 10 première équipes montent)
après il va falloir voir ou on se situe,

on termine 8ème mais:
A 4 point seulement de la 4ème place!! (1 point= 1 place, le classement se fait à l'addition des 3 premières places des filles de l'équipe)
A 20 points de la 2ème place... 20 points c'est Cécile qui termine 20ème... ce qui était à sa portée puisqu'elle avait déjà rattrapé une fille du CNP qui termine 22ème...

En sachant que la première équipe est une équipe réserve de D1 (le tocc cesson) et que donc elle ne peuvant pas monter, on a donc sur le papier pour la finale, la meilleure équipe de la demi finale nord,
Alors les filles sont remontés à bloc!

rdv le 12 septembre à Betton avec:
Toute l'équipe d'aujourd'hui et Jennifier en plus

En tout cas bravo à toute aujourd'hui vous m'avez fait plaisir!

# Posté le mardi 14 juillet 2009 14:21

BRAVO A NOS FINISHER!!

BRAVO A NOS FINISHER!!
» ACQUAVIVA, Pascal (FRA) M45 01:16:43 00:06:12 05:29:37 00:06:30 04:37:27 11:36:27

» BADDOUR, Nicholas Karim (LIB) M35 01:04:25 00:05:55 05:27:21 00:05:11 04:38:43 11:21:33

» BAUDUIN, VINCENT (FRA) M45 01:10:12 00:06:34 05:42:14 00:08:16 04:33:29 11:40:43

» COURTIAL, Philippe (FRA) M40 00:58:09 00:03:08 05:00:41 00:01:37 03:43:08 09:46:41

» GOUBE, Anthony (FRA) M40 01:09:08 00:04:50 05:21:30 00:03:17 03:52:25 10:31:07

» LEDOUX, Thomas (FRA) M30 01:02:10 00:03:00 05:24:07 00:03:36 04:28:04 11:00:56

» PIROTON, Delphine (FRA) W35 01:35:13 00:08:37 06:52:58 00:11:55 04:40:31 13:29:12

» SOUHAMI, Renaud (FRA) M35 01:19:25 00:07:02 06:43:34 00:05:51 05:45:44 14:01:36

» VALESELLA, Karen (FRA) W35 01:13:22 00:03:58 05:57:23 00:02:07 04:03:24 11:20:12


juste une petite nouvelle vite fait, parceque c'est départ pour les filles de D3 ce matin,
mais un GRAND BRAVO du coach pour nos finisher du SF, 9 au départ, 9 à l'arrivée, 100% de réussite!

A noter les 2 très belles perfs de:
Philippe qui casse bien comme y faut les 10h (après avoir fait la pleureuse pendant 1 mois avant la course ;-) )
Karen qui pour son premier iron claque une grosse perf!!


J'attends vos RR messieurs dames!

# Posté le lundi 13 juillet 2009 03:20

Le côté maso du badd et sadique de tom tom

Le côté maso du badd et sadique de tom tom
sans commentaire

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 12:13