« Pour avancer, il faut s'inventer du merveilleux et tenter de vivre le meilleur »
Cette participation à Roth avait une saveur toute particulière cette année car je n'avais pas prévu en début d'année de me lancer pour la quatrième année consécutive dans une préparation sachant que cette année 2009 serait chargée en contraintes professionnelles et en impératifs familiaux. Malgré le manque de volume manifeste indiqué par mes carnets, c'est relativement confiant et « détendu » que je prends la direction deNuremberg vendredi matin avec mon papa. Et c'est tout aussi sereinement qu'on met 10h pour aller à et trouver la chambre d'hôte, qu'on remet 2h de route le soir même pour rejoindre un groupe SF qu'on ne verra finalement pas, et qu'on se couche à 1h30 du matin
On retiendra aussi le petit coup de pression avant le dépôt des vélos le samedi soir (mais en cohabitant avec les Courtiaux, je m'y attendais un peu : vous préparez une course pendant 6 mois, vous vous tapez 1500 bornes dans le we, vous glandouillez toute la journée du samedi mais vous arrivez 10 min avant la fin du check in le soir....faut le savoir, c'est tout...)
Dimanche matin, réveil matinal après une bonne nuit. Le Gatosport-en-forme-de-c½ur-avec-de-l'amour-dedans qui passe toujours aussi bien alors qu'on n'a pas encore digéré le dîner de la veille (et Courtial qui ne se lève toujours pas, on part dans une demi heure mais il doit être en train de bouquiner dans son lit !)
Arrivée sur le site 5h30 comme prévu. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme à Fains mais avec les hymnes, la BO de « Gladiator », les montgolfières au bord du canal, 3000 vélos au milieu d'un champ et 50.000 spectateurs qui vous regardent nager en agitant des crécelles. Ca le fait quand même ... Vue l'heure matinale, on se balade, on cherche les copains (sauf Baddour, on sait exactement où il est à cette heure précise et où il sera jusqu'au départ...), on se tire le portrait. On retrouve Karen qui part dans la première vague avec les pros et les vieux pour les derniers encouragements. Elle n'en mène pas large et il y a de quoi.
Allez on y arrive, mise à l'eau, le palpitant déjà à 150. A peine le temps de me mettre sur la ligne et PAN c'est parti (là je ricane intérieurement, car je viens juste de souhaiter bonne chance à Philippe, qui n'était pas prêt du tout et je sais qu'à cet instant précis, il a raté le départ...hi hi hi....). Natation sans histoire, progressif de 1 à 4, les bras tournent bien, Jo m'a dit de « prendre de l'eau » alors je « prends de l'eau ». 1h02 au final, 4' de moins qu'il y a 3 ans, pas mal, j'ai donc « pris plus d'eau ».
Transition assez rapide et c'est parti pour 180 kms de bike. L'idée est de limiter la prise de risques sur le vélo, de rester souple et dans les puls pour bien courir après. J'essaie de me mettre dans l'allure assez rapidement tout en gardant le contrôle. Pas si facile que ça d'ailleurs avec la paire de Zipp, le macadam de folie, la foule en délire et la grosse patate de début de course. Günter, Wolfgang, Werner, Dieter, Hans & cie me passent comme des avions avec leurs lenticulaires et leurs casque aéro, normal. Le parcours vélo est fantastique, 180 bornes sur le prolongateur avec quelques bosses pour se décontracter les lombaires de temps à autre, des hot spots avec une ambiance de malade et un revêtement exceptionnel. Le Solarberg est toujours aussi dingo, c'est de la folie furieuse, un boucan d'enfer, je ressors vidé à chaque passage. Pas de soucis particulier sur le vélo, pas de coup de barre comme les autres années et beaucoup de plaisir à rouler. Au final, je pose le vélo en 5h24 relativement « frais » (enfin autant qu'on puisse l'être à ce moment de la course!). Contrat rempli donc.
La tente T2 grouille, des bénévoles et des athlètes partout, j'adore ! Surtout bien rester concentré malgré l'excitation. Je prends mon temps pour « changer de sport » et passer au dernier acte. Cool, les premières foulées sont bonnes. Je suis bien, j'ai pas mal. Je passe devant le crew Stade Français au 5e kilo, ça fait du bien. Quelques échanges avec Ledoux Père qui m'invite à plus de prudence et me trouve un peu trop rapide. Certes, certes....On verra bien, de toute façon je suis pas là pour en garder sous le pied et j'ai envie de jouer. Je croise Philippe le long du canal qui a un peu moins de 5 kms d'avance puis Anthony et Karen pas loin. Le retour le long du canal est usant, c'est long et vent dans la gueule. Tout le monde semble piocher un peu. L'histoire se complique à l'entame du semi. On y est, c'est maintenant que ça se joue. Ca se passe de moins en moins dans les jambes et de plus en plus dans la tête. Je retrouve Papounet au ravito perso qui sent que je suis moins facile. Je marche un peu avec lui en me ravitaillant bien. Anthony me reprend au moment où je repars. On reste ensemble jusqu'au 30e, on est complètement au tacquet, l'allure ne me semble pas trop mauvaise, je checke la montre qui me dit.... entre 6' et 6'30 au kilo... mouais, ça sent le sapin quand même! Au 33e, ayé j'ai sauté, plus de son plus d'image. Les gels ne passent plus (y en a même un qui, en repartant, rate de peu les pompes du Baddour qui vient prendre de mes nouvelles pendant que je suis dans le fossé). Je rentre en alternant marche et course pour sauver ce qui peut l'être mais je m'en veux terriblement de ne pas pouvoir me battre pour le chrono. Dur dur d'exploser si près du but, je suis déçu. Karen, écoeurante de facilité et de décontraction à ce stade de la course, me reprend sur le retour en m'invitant à la suivre, mais « merci, sans façon... ». A 2 kms de l'arrivée, je jette mes dernières forces dans la bataille, j'ai plus le droit de marcher et en plus je peux accrocher les 11h. Je passe devant le staff SF complètement hystéro et aperçois Papa tout foufou. J'entre dans ce stadium plein à craquer, je cours à 15km/h (vas comprendre Charles...). J'ai mal partout, j'aime tout le monde. Je pense à Julie restée par la force des choses à la maison. Il me manque sa main dans la mienne pour passer la ligne.....
4h28 sur le marathon, 1h40 pour les 13 derniers kilos, aïe aïe aïe
Au final, 11h00'56, ouf c'était juste.
« Voilà,c'est fini, ne sois jamais amer, reste toujours sincère »
Un grand merci encore aux accompagnateurs qui se sont casséééééééé la voix toute la journée et qui font tellement de bien aux jambes, au c½ur et à la tête
Un autre grand merci aux supporters qui saturent nos téléphones de textos d'encouragements la veille de la course et de textos de félicitations le lendemain
Merci aux sparring partners natation, vélo, course à pieds
Merci à celui qui m'a prêté ses Zipp
Merci au blondinet qui nous met cher dans les cannes toutes l'année et qui nous dit qu'on s'écoute trop
Merci à celui qui m'a emmené et ramené de Roth, qui a ronflé à côté de moi la nuit précédant la course, qui me dis que je vais toujours trop vite et paie toujours pour moi au resto
Merci à celui qui répare mon vélo le mercredi après midi
Merci à celle qui gère l'intendance Ironman comme personne, qui trouve des chambres d'hôtes super old school et super confortable et qui a cassé sa cloche et sa voix
Merci à l'ado qui s'est tapé ses parents cheum tout le week-end, c'était trop seum
Merci à la dame qui était très douée cette fois ci et qui a très vite trouvé une veine potable pour me piquer après la course
Merci à nos sponsors Erdinger, Quezac, McDo et Haribo
Cette participation à Roth avait une saveur toute particulière cette année car je n'avais pas prévu en début d'année de me lancer pour la quatrième année consécutive dans une préparation sachant que cette année 2009 serait chargée en contraintes professionnelles et en impératifs familiaux. Malgré le manque de volume manifeste indiqué par mes carnets, c'est relativement confiant et « détendu » que je prends la direction deNuremberg vendredi matin avec mon papa. Et c'est tout aussi sereinement qu'on met 10h pour aller à et trouver la chambre d'hôte, qu'on remet 2h de route le soir même pour rejoindre un groupe SF qu'on ne verra finalement pas, et qu'on se couche à 1h30 du matin
On retiendra aussi le petit coup de pression avant le dépôt des vélos le samedi soir (mais en cohabitant avec les Courtiaux, je m'y attendais un peu : vous préparez une course pendant 6 mois, vous vous tapez 1500 bornes dans le we, vous glandouillez toute la journée du samedi mais vous arrivez 10 min avant la fin du check in le soir....faut le savoir, c'est tout...)
Dimanche matin, réveil matinal après une bonne nuit. Le Gatosport-en-forme-de-c½ur-avec-de-l'amour-dedans qui passe toujours aussi bien alors qu'on n'a pas encore digéré le dîner de la veille (et Courtial qui ne se lève toujours pas, on part dans une demi heure mais il doit être en train de bouquiner dans son lit !)
Arrivée sur le site 5h30 comme prévu. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme à Fains mais avec les hymnes, la BO de « Gladiator », les montgolfières au bord du canal, 3000 vélos au milieu d'un champ et 50.000 spectateurs qui vous regardent nager en agitant des crécelles. Ca le fait quand même ... Vue l'heure matinale, on se balade, on cherche les copains (sauf Baddour, on sait exactement où il est à cette heure précise et où il sera jusqu'au départ...), on se tire le portrait. On retrouve Karen qui part dans la première vague avec les pros et les vieux pour les derniers encouragements. Elle n'en mène pas large et il y a de quoi.
Allez on y arrive, mise à l'eau, le palpitant déjà à 150. A peine le temps de me mettre sur la ligne et PAN c'est parti (là je ricane intérieurement, car je viens juste de souhaiter bonne chance à Philippe, qui n'était pas prêt du tout et je sais qu'à cet instant précis, il a raté le départ...hi hi hi....). Natation sans histoire, progressif de 1 à 4, les bras tournent bien, Jo m'a dit de « prendre de l'eau » alors je « prends de l'eau ». 1h02 au final, 4' de moins qu'il y a 3 ans, pas mal, j'ai donc « pris plus d'eau ».
Transition assez rapide et c'est parti pour 180 kms de bike. L'idée est de limiter la prise de risques sur le vélo, de rester souple et dans les puls pour bien courir après. J'essaie de me mettre dans l'allure assez rapidement tout en gardant le contrôle. Pas si facile que ça d'ailleurs avec la paire de Zipp, le macadam de folie, la foule en délire et la grosse patate de début de course. Günter, Wolfgang, Werner, Dieter, Hans & cie me passent comme des avions avec leurs lenticulaires et leurs casque aéro, normal. Le parcours vélo est fantastique, 180 bornes sur le prolongateur avec quelques bosses pour se décontracter les lombaires de temps à autre, des hot spots avec une ambiance de malade et un revêtement exceptionnel. Le Solarberg est toujours aussi dingo, c'est de la folie furieuse, un boucan d'enfer, je ressors vidé à chaque passage. Pas de soucis particulier sur le vélo, pas de coup de barre comme les autres années et beaucoup de plaisir à rouler. Au final, je pose le vélo en 5h24 relativement « frais » (enfin autant qu'on puisse l'être à ce moment de la course!). Contrat rempli donc.
La tente T2 grouille, des bénévoles et des athlètes partout, j'adore ! Surtout bien rester concentré malgré l'excitation. Je prends mon temps pour « changer de sport » et passer au dernier acte. Cool, les premières foulées sont bonnes. Je suis bien, j'ai pas mal. Je passe devant le crew Stade Français au 5e kilo, ça fait du bien. Quelques échanges avec Ledoux Père qui m'invite à plus de prudence et me trouve un peu trop rapide. Certes, certes....On verra bien, de toute façon je suis pas là pour en garder sous le pied et j'ai envie de jouer. Je croise Philippe le long du canal qui a un peu moins de 5 kms d'avance puis Anthony et Karen pas loin. Le retour le long du canal est usant, c'est long et vent dans la gueule. Tout le monde semble piocher un peu. L'histoire se complique à l'entame du semi. On y est, c'est maintenant que ça se joue. Ca se passe de moins en moins dans les jambes et de plus en plus dans la tête. Je retrouve Papounet au ravito perso qui sent que je suis moins facile. Je marche un peu avec lui en me ravitaillant bien. Anthony me reprend au moment où je repars. On reste ensemble jusqu'au 30e, on est complètement au tacquet, l'allure ne me semble pas trop mauvaise, je checke la montre qui me dit.... entre 6' et 6'30 au kilo... mouais, ça sent le sapin quand même! Au 33e, ayé j'ai sauté, plus de son plus d'image. Les gels ne passent plus (y en a même un qui, en repartant, rate de peu les pompes du Baddour qui vient prendre de mes nouvelles pendant que je suis dans le fossé). Je rentre en alternant marche et course pour sauver ce qui peut l'être mais je m'en veux terriblement de ne pas pouvoir me battre pour le chrono. Dur dur d'exploser si près du but, je suis déçu. Karen, écoeurante de facilité et de décontraction à ce stade de la course, me reprend sur le retour en m'invitant à la suivre, mais « merci, sans façon... ». A 2 kms de l'arrivée, je jette mes dernières forces dans la bataille, j'ai plus le droit de marcher et en plus je peux accrocher les 11h. Je passe devant le staff SF complètement hystéro et aperçois Papa tout foufou. J'entre dans ce stadium plein à craquer, je cours à 15km/h (vas comprendre Charles...). J'ai mal partout, j'aime tout le monde. Je pense à Julie restée par la force des choses à la maison. Il me manque sa main dans la mienne pour passer la ligne.....
4h28 sur le marathon, 1h40 pour les 13 derniers kilos, aïe aïe aïe
Au final, 11h00'56, ouf c'était juste.
« Voilà,c'est fini, ne sois jamais amer, reste toujours sincère »
Un grand merci encore aux accompagnateurs qui se sont casséééééééé la voix toute la journée et qui font tellement de bien aux jambes, au c½ur et à la tête
Un autre grand merci aux supporters qui saturent nos téléphones de textos d'encouragements la veille de la course et de textos de félicitations le lendemain
Merci aux sparring partners natation, vélo, course à pieds
Merci à celui qui m'a prêté ses Zipp
Merci au blondinet qui nous met cher dans les cannes toutes l'année et qui nous dit qu'on s'écoute trop
Merci à celui qui m'a emmené et ramené de Roth, qui a ronflé à côté de moi la nuit précédant la course, qui me dis que je vais toujours trop vite et paie toujours pour moi au resto
Merci à celui qui répare mon vélo le mercredi après midi
Merci à celle qui gère l'intendance Ironman comme personne, qui trouve des chambres d'hôtes super old school et super confortable et qui a cassé sa cloche et sa voix
Merci à l'ado qui s'est tapé ses parents cheum tout le week-end, c'était trop seum
Merci à la dame qui était très douée cette fois ci et qui a très vite trouvé une veine potable pour me piquer après la course
Merci à nos sponsors Erdinger, Quezac, McDo et Haribo



