Je commencerais par la fin, 11h21 c'est long, trop long, 51mn trop long au moins.
Donc pas faché d'avoir fini mais loin d'être satisfait de ma course.
Pourtant au global ce week end a été sympa du début à la fin.
Vendredi départ en avion contrairement à tous les autres pour avoir le temps de visiter le coin et surtout emmener caroline visiter Herzogenaurach et le site d'adidas où je travaillais dans le temps.
Ce que nous faisons de midi à 16h avec en prime un déjeuner au World of Sports.
Arrivée vers 16h30 chez mon ami Jan à Roth même, nous posons nos affaires et partons au village triathlon qui est à pile 500m de chez lui.
Bon point pour l'après course courbaturé.
Vendredi soir diner avec ceux du groupe qui réussissent à arriver à Nuremberg tôt et surtout sans se perdre autant dire peu d'entre nous : renaud et olivia, anthony et marina, mon pote franz et caroline et moi.
il parait que la nuit du vendredi est la plus important, ben nous nous couchons tous entre minuit et 1 heure du matin donc un peu tard mais même pas mal. nous sommes tellement contents d'etre là et de nous retrouver enfin sur place.
samedi matin rendez vous pour quasiment tout le monde au village pour un déjeuner au soleil et dans le vent.
c'est chouette toujours aucun stress nul part. tout le monde est serein.
samedi apres midi je prends mon vélo pour aller le deposer dans le bike park a 12km de là.
la cloture du park est à 18h30, j'y vais vers 16h30.
sur place je repere tranquillement tout ce qu'il faut reperer.
je ne vois pas chou et le courtiau, je me dis candide qu'ils ont du deja arriver et repartir.
vers 18h25 retour en voiture à la maison et qui je vois à fond sur la national pendus à leurs prolongateurs à 5 mn de la cloture ? les deux especes de rigolos : )
evidement j'appele thomas pour me moquer un peu : )
Philippe me repondra plus tard dans la soirée : "ben non nous n'etions pas à la bourre, nous voulions arriver tranquilles comme des fleurs à la cloture du parc pour pas faire la queue".
bien sur ; ) et moi j'ai vu la sainte vierge.
sur ce samedi soir diner tranquille à la maison.
coucher 10h, dodo minuit. grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr j'avais trouvé mon sommeil quand tout d'un coup il m'a echappé ce con.
réveil 4h dans une maison noire, rendez vous avec mon gateau sport.
miam j'adooooore il est onctueux comme il faut.
de 4h30 à 6h, je lis, je visite le petit coin, je lis, je visite le petit coin etc (thomas pourra vous raconter il connait le ceremonial il a le meme)
6h30 arrivée sur place, je croise tout le monde pour un petit mot d'encouragement et surtout mon pote, mon ami, mon camarade de souffrance pendant tout l'hiver, le monsieur au sourire eternel, le pas encore Iron Rhino.
7h15 c'est l'heure, on se met à l'eau, et pan départ ! sauf que je suis encore à 200m du départ au moment où ça part et que me voilà parti avec un handicap.
en plus partant dans la vague orange, donc celle de ceux qui prevoient de finir en plus ou moins 1h10 la nat je dois remonter du monde pendant une heure, je commence avec ma vague, les oranges donc et je finis deux vagues plus loin avec les blancs.
je fais sans doute au total 78km donc mon temps de 1h04 n'est pas mal (je devrais penser à faire les JO).
sorti de l'eau en titubant, je me casse la figure sur les marches, mais classe oblige, je salue nos supportrices, puis direction la tente où je me choisis une tenue conforme au temps qu'il fait, ce sera donc maillot manches courtes et non singlet.
c'est parti pour 180 bornes, temps prévu 5h20-5h30, je fais 5h27 après avoir pris tres cher dans la deuxieme boucle, vent de face et impossible de manger grand chose.
la position aéro est super pour avancer vite mais pas super pour digérer.
sur ces 180 bornes de grands moments de bonheur en voyant Faris el Sultan nous encourager sur le bords de la route, en doublant des wagons de nanas de mieux en mieux gaulées (elles sont parties 55mn avant), en passant un Solarberg à la hauteur de sa légende, quel bruit ! et en finissant avec 176km au compteur. le bonheur que c'est d'escamoter 4km vous ne vous imaginez même pas ce que c'est : )
bref sans doute la palme des parcours vélo sur Ironman.
je finis le vélo un peu à l'agonie, j'ai faim, mal aux genoux, mal aux plantes des pieds, mais pas grave, de toute manière à pieds on change de jambes et je me dis que je pourrais peut etre recommencer à manger en position debout.
transition tranquille, je me change en face d'une nana qui n'hesite pas une seule seconde à se mettre integralement à poil, manque de pot elle a 150 ans et franchement ce n'est pas beau une triathlete nue de cet age là .... :o)
sortie de la tente je constate qu'en effet mes jambes sont neuves, nickel je sens que je vais pouvoir marathoner comme un gebre.
c'est parti bien allure régulière les premiers km tombent entre 4mn55 et 5mn05, facile : ) je decide de prendre mes gels au 5eme, 15eme, 25eme, 35eme.
manque de pot dès la premiere prise l'estomac ne veut pas, il menace de tout rejeter, à ce moment je sais que le marathon va donc etre tres tres dur et qu'il va falloir se contenter de boire et encore que du coca par toutes petites gorgées.
ce que je fais à tous les ravitos en marchant une dizaine de secondes.
mais le rythme baisse faute de carburant et les ravitaillements deviennent de plus en plus longs.
A partir du 21eme km c'est la grosse galère qui commence, course, marche, dodo, course, marche, dodo, au 28eme je retrouve un peu de poil de bete, c'est là que je croise thomas en train de larguer un exedant de poids. je me dis à ce moment (parce que je suis super lucide n'est ce pas) que je vais lui reprendre les 5km d'avance et finir avec lui le pauvre.
sauf que je ne suis guere en meilleur etat et que jamais je ne reviendrais jamais, je vais donc continuer a avance comme je peux.
comme je peux c'est à dire que lorsque je me mets à somnoler en marchant je décide de m'allonger dans l'herbe deux minutes pour fermer les eux et récuperer et ce à deux reprises.
pourtant c'est marrant jamais je ne me suis posé la question de finir ou ne pas finir, la réponse était evidente, même sur une civière je finirais.
bon j'ai de la chance je finis debout quand même puisque dès le moment ou l'on bifurque à gauche pour rentrer sur roth je recommence à courir.
et sur le dernier km je revois mes hotes allemands, nos supportrices et surtout caroline avec qui je franchis la ligne, c'est vrai que le dernier km se fait sur tapis roulant.
et ça c'est chouette.
en plus cette année je ne fais pas de malaise après la ligne ; )
une fois celle ci passée nous passons avec anthony, karen, vincent, caroline et marina de longs moments allongés dans l'herbe c'est chouette, pieds nus c'est encore mieux, thomas, philippe et léo ne sont pas loins c'est cool.
thomas comme d'hab fait une perf hihihihi
mais chapeau il a fini en courant alors que je vous assure qu'au 30eme km il n'etait pas beau à voir (deja que d'habitude il est moche alors vous imaginez un peu) et il m'a battu alors que je lui avais mis une mechante pression : )
chapeau aussi à karen qui a été superbe, souriante, régulière et facile !
et surtout chapeau a cet enfoiré de long nez qui une fois de plus fait le metronome.
mais je l'aurais un jour, je l'aurais : )
une fois requinqués nous allons sur le parcours attendre Renaud, je lui ai promis que je serais là au moment où il arriverait et ce quelle que soit l'heure et je me dois de tenir ma promesse d'autant plus que lui il va tenir la sienne, finir.
nous l'attendons donc assis sur un banc au 41eme km.
nous encourageons bruyament tous les galériens qui finiront entre 13 et 14h dans la nuit tombante et enfin IronRhino arrive, il a les yeux humides, nous courrons avec lui (200m faut pas exagérer quand même) et puis donnons le relais aux femmes qui vont l'accompagner sur la ligne rejoindre Chrissie et Catrionna qui elles ne revent que d'une chose tripoter son corps dodu : )
vers 22h nous sommes tous passés, la méga classe.
sur ce retour maison 11H30, dodo 12h30
lundi matin je décide de faire Lake Placid en 2010
décidement nous sommes de grands malades ...
cette année le groupe a été très fort parce que entrainements souvent perturbés par le temps, parce que pour certains les alléas professionnels ont compliqué les choses, parce que pour d'autres l'entrainement a été plus léger que les années précédentes et enfin parce que pour les nouveaux le voyage dans l'inconnu ne devait pas être toujours très serein.
et pourtant 8 sur 8. et si on rajoute clément à nice et brian en angleterre 10 sur 10.
bravo ! et merci à pierre et nathalie de nous offrir année après année ce cadre dans lequel nous nous épanouissons.
enfin, au revoir à tous puisque je ne serais pas des votres l'année prochaine. mais je m'entrainerais aux couleurs plus que jamais et je les porterais en course aux quatres coins des états unis.
go the stade !