Un peu tardive mais ça vaut d'être raconté. Après un petit périple de 246 kilomètres en 12:49 le 12 juillet (jour de grande fête pour les Irlandais du Nord !) je suis devenu un ironman.
Après une nuit très courte marquée par une tempête qui empêchait le moindre sommeil, je me suis levé a 03:00 pour un petit déjeuner lite et quelques étirements. Équipe de support réveillée, on part pour le départ à 04:30 où la pluie s'est heureusement arrêtée. On y retrouve les 120 autres braves âmes qui écoutent pieusement la prieure qui termine le briefing (et oui, on es pas en France !) avant de plonger tous ensemble dans le lac à 05:30 pile pour trois boucles donnant 3800 et quelques mètres. Je m'en sort plutôt bien en une heure cinq en trèsième. Eh hop sur le vélo pour les 180 bornes. A la fin de la première boucle je suis étonné de pointer a tout juste 15 minutes des leaders en 6è place ! Mais là après l'orgeuil les ennuis commencent avec une crevaison en début de la 2e boucle grâce à toute la merde déposée sur la caussée par la tempête. Première erreur de débutant sur cette distance: je roule à fond pour ratrapper le retard (plus tard je constaterais que j'avais fait un moyen de 45 sur 10 bornes !). Mais bon je m'amuse, il fait beau, les bénévoles sont super gentils (me donnent ma chambre à air d'urgence juste dans le cas où - quel pro je me dis - deuxième erreur) et ça roule bien jusqu'à ce que je me tape une autre crevaison dans exactement le même endroit sur la 2ème boucle. Rageant ! Et pire je n'ai pas de prolongateur pour la soupape. Alors là ça ne rigole plus. Je me dis que c'est fini la course et je ne suis mëme pas à la mi-chemin, quel con. Mais ceci est un ironman et cela veut dire qu'il y à des ironmen un peu partout et tout le monde sait qu'il s'agit d'une confrérerie bien soudé et bref le 5ème mec qui s'arrête me prête son prolongateur. J'ai perdu encore 25 minutes mais trouvé un amie à vie (sauf que je n'ai pas pris ni son nom ni son numéro de dossard). Mon chrono de 12 heures est hors de portée. La troisième ne passe heureusement pas par cet endroit infernal.
2e transition, crème solaire, casquette, banane; 8 heures écoulées et c'est parti pour le marathon. Alors le vrai challenge se révèle: chemin de forêt rugueuse et bien valloné, estomac qui en a marre et vent fort; encore trois boucles à boucler. Mais on croise les autres participants deux fois sur chaque boucle. Donc on se soutien dans un atmosphère de souffrance partagé, quoique les encouragements deviennent de plus en plus faibles au fur et mesure des kilomètres. Je tiens un bon rythme mais les besoins naturels de plus en plus urgents me précipitent (4 fois !) dans la recherche des moindres buissons derrière lesquels me cacher. Ce n'est pas glamour !
Mais bientôt c'est les enfants qui me rejoignent pour la traversé de la ligne, le DJ joue ma tube spécialement demandé en amont (c'est lun des bénéfices d'une toute petite course), Queen...Don't stop me now !, photo en famille, et médaille de finisher, je suis un ironman - ouf!
Et le gros plus, j'ai collectioné plus de 2k¤ pour Un Maillot pour la Vie ! http://www.aiderdonner.com/tribri
Bien à vous tous. En éspérant vous revoir nombreux à Sartrouville.
IronBrian