
9 Novembre, Neuilly: Sur la piste, ça discute ferme à propos de la 58ème édition de la Saintelyon, course à laquelle j' avais déjà participé avec Johann dans des conditions météorologiques idéales (comprenez: de la neige, du froid, de la boue, du vent et surtout de la glace). Après une vilaine tendinite sur la DDF et un mois d'arrêt, l'idée se met à germer : et si je participais? Ni une, ni deux : l'inscription est faite le soir même. Bon, il ne reste plus qu'à s' entraîner...
3 Décembre, Saint-Étienne: C'est le retour au Parc-Expo, mon frère et moi récupérons nos dossards et déambulons dans le parc des exposants quand nous croisons dans une séance d'autographe Killian Jornet... Killiannnnnn !!!! Et sinon, on a aussi croisé Antoine... Après avoir pris la pose avec le funambule Catalan pour un cliché, je m'installe dans la « Zone Réservée SF ». Marco (tranquille) est là aussi puis Anthony et Cyril nous rejoignent enfin. No stress les gars ! Direction la pasta party et un repas mémorable (ça doit être de la haute-gastronomie vu le prix de la barquette de pâtes...) où Antoine, avec l'½il de l'expert, évalue le potentiel des concurrentes attablées. Sportivement parlant bien sûr. François nous rejoint finalement et il est venu le temps des derniers préparatifs. Direction Geoffroy Guichard, le stade étant le lieu de départ de l'épreuve cette année. En chemin, ça rigole toujours autant et sans se soucier de ce qui nous attend.
4 Décembre, Saint-Étienne: 0h00, les fauves sont lâchés, c'est chacun pour soi! Je pars vite sur les 8 premiers kilomètres, fidèle à ma stratégie de course: il faut faire l'écart avec la masse avant d'aborder les sentiers boueux après les pluies des dernières heures. Je rejoins François, pas pour très longtemps, et le dynamique duo Marco-Anthony me passe comme une balle: « Rendez-vous à Lyon ! ». Vu la forme du moment, je préfère gérer mes forces sans tenir compte des autres et courir suivant mes sensations. A l'arrivée sur les premiers sentiers, un ruban de lumière se dessine sur les monts du Lyonnais. A la lumière des frontales, la route s'élève mais il s'agit plus de faux plats que de montées sèches. Heureusement, vu mon manque de cardio... J'ai choisi l'option « Prudence ! » et j'arrive au point culminant de l'épreuve : près de 2h15 de course et je suis 634ème. Au passage du 28ème km, le panneau « Arrivée dans 40km » donne un coup au moral. J'ai l'impression d'avoir tout donné. Le sursaut : si les jambes ne sont plus capables c'est au moral de prendre le relais. Je repense aux encouragements. Ce n'est pas une épreuve solitaire, bien au contraire, les amis et la famille nous encouragent, ils nous donnent la force de nous dépasser, nous portent. C'est dans leur confiance que je dois puiser l'envie et la volonté de finir. Le moral regonflé à bloc, je vais maintenant prendre un rythme que j'estime tenir jusqu'au bout de l'épreuve. Dès lors je rattrape beaucoup de concurrents et au 35ème km, je croise Anthony qui est dans un temps faible mais il s'accroche courageusement. Je le subodorais mais devant, entre les 3 "costauds" , ça s'est expliqué. Je continue mon bonhomme de chemin sur des sentiers beaucoup plus praticables et continue de m'hydrater et de m'alimenter très régulièrement (mais j'ai oublié le salé, argh !), passant sans m'arrêter aux ravitaillements. Ma remontée au classement se poursuit et voilà que je retrouve François (à ma grande surprise) au 42ème km. Quelques mots d'encouragements et je place une bonne accélération de derrière les fagots. Désolé François... Une tendinite au genou droit se rappelle à mon bon souvenir et j'adapte mes foulées pour passer les descentes avec le plus de douceur et en abaissant le bassin. Cela ne va durer finalement que quelques kilomètres. Marco, que j'ai rattrapé au 52ème km, est affecté du même mal. Dommage, il faisait jusque là très fort. Passage par le dernier ravitaillement et j'attaque la côte de l'aqueduc romain du Giers au 60ème km (en mode marche, pas le choix) et je relance dès que le dénivelé diminue. On ne lâche rien ! C'est dur et l'arrivée au Palais des Sports est interminable mais c'est le grand final, et faire moins de 7h est faisable. Et ce sera fait après un dernier sprint ! 6h53 au final, pas mal non? Peu de temps après, Marco franchit la ligne, il s'est accroché, bravo ! Avec l'expérience, il ne va pas être bon à prendre sur les prochaines courses celui-là... Puis les arrivées s'enchaînent: Yannick, François (là on fait dans le solide !), mon frère (saison difficile pour lui après l'accident de vélo du printemps...), Anthony (1er au classement des participants en trifonction ;-) ), Cyril (je n'ai pas vu s' il l'a fait avec son vélib...) et enfin Antoine (maudits genoux!!!). Bon, ça rouspette un peu (« c'est plus dur qu'Embrun » ou « plus jamais ça ») mais, avec autant de néophytes du trail, on est quand même tous finishers! Mission accomplie.
PS : La cheville n'a pas dit stop et pas de retour dans le bus des abandons... dédicace au fan-club ;-)
Pour rester modeste: la victoire s'est jouée en 4h54mn pour les hommes (Erik Clavery) et en 6h42 pour les femmes (Séverine Hostier); ça paraît irréel...
Olivier 191ème – 6h53mn
Marco 323ème – 7h11mn
Yannick 395ème – 7h21mn
François 431ème – 7h25mn
Vincent 465ème – 7h29mn
Anthony 672ème – 7h49mn
Cyril 1053ème – 8h16mn
Antoine 1375ème – 8h35mn









Crifou, Posté le lundi 12 décembre 2011 10:06
Bravo les gars! Cela donne envie dans des temps plus modestes bien sûr!